Du rose, pourquoi ?

 

Le début de l’Avent a marqué le commencement d’une nouvelle année liturgique. Celle-ci comprend la célébration de différentes fêtes chrétiennes comme Noël ou Pâques. Les couleurs utilisées lors des différentes célébrations dépend du temps liturgique et des fêtes célébrées.

Le vert est la couleur liturgique du temps ordinaire, qui évoque la vie, l’Espérance, la croissance de l’Eglise grâce à la sève venue de Dieu. Le violet est la couleur des temps de pénitence et de conversion (Avent et Carême), on l’utilise aussi pour les confessions et pour les funérailles. Le rouge évoque le sang et le feu. Elle est utilisée le dimanche des Rameaux et de la Passion, le vendredi Saint, à la Pentecôte, à la Croix Glorieuse (le 14 septembre), et aux messes en l’honneur des apôtres et des saints Martyrs. Enfin, le blanc (ou de l’or) est la couleur utilisée à Noël et à Pâques, lors des fêtes mariales, des anges, des saints qui ne sont pas martyrs. On l’utilise aussi pour les baptêmes. C’est la couleur de la pureté, de la Résurrection.

Actuellement, nous sommes donc dans le violet (temps de l’Avent) et nous serons bientôt dans le blanc (Noël). Mais que trouve-t-on entre le violet et le blanc ? Entre la fête et la pénitence ? Du rose et de la joie ! Ce 3e dimanche de l’Avent est en effet celui du « Gaudete », de la joie, et pour l’occasion, nous pourrons voir le prêtre célébrer la messe « en rose ».

Pourquoi du rose ? Le rose est la couleur de l’aurore : dans le désert à cet instant, la nuit noire enveloppe encore tout mais à l’horizon une couleur rosée qui se répand annonce la venue d’une lumière éblouissante ! Et c’est comme cela que ce dimanche, à travers le rose, l’Eglise nous laisse entrevoir la joie qui se prépare : la Nativité de Jésus. C’est une Bonne Nouvelle, une grande joie, que nous pouvons peut-être oublier parmi toutes les joies et tous les plaisirs que nous donnent à voir les vitrines et les rayons achalandés des magasins, que nous procurent les décorations et les cadeaux.

Du rose, ce dimanche donc, pour ne pas nous faire oublier que Jésus vient, pas seulement le soir de Noël dans l’étable de Bethléem, mais chaque jour de nos vies, dans nos familles, nos communautés paroissiales, nos lieux professionnels et études ! Il vient à travers la joie qui nous anime ! Il vient aussi faire de nous des témoins de sa joie auprès de ceux qui doutent, qui souffrent, qui désespèrent et qui sont seuls ! « Voici que j’envoie mon messager au-devant de toi pour préparer le chemin devant toi », nous dit l’Evangile ce dimanche ! Nous sommes les messagers de la Joie de Noël dès aujourd’hui !